Economie

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La consommation mondiale de vin est en hausse. Cette tendance devrait se confirmer jusqu’en 2016, notamment en Chine qui augmente sa demande de grands crus (étude du salon Vinexpo) ainsi qu’aux Etats-Unis.

A ce jour, le marché de la vente de vin en ligne en France ne représente que 5% des ventes. Seulement 10% des français, en majorité des hommes, achètent leurs vins sur internet.

Comment s’organise ce canal de distribution du vin et quels sont les attentes des consommateurs envers ses différents acteurs ?
 
 
1. Le marché du vin en 2013
 
Vinexpo, salon international dans le secteur, confirme une hausse accrue de la consommation des vins et vins pétillants tels que le Champagne sur la période 2012 à 2016 en comparaison avec la période 2007 à 2011.

Jusqu’en 2016, la croissance devrait se maintenir à 3% avec un pic à plus de 5% pour l’année 2016.

Ce sera le marché des vins pétillants qui aura la plus belle performance avec une croissance multipliée par deux.
 
 
2. Le Marché français de la vente de vin en ligne (propos de Grégory Bressolles* recueillis dans une interview donnée au magazine digital Lavigne)
 
Chiffres clés:

  • En 2011, le marché de la vente en ligne de vin a généré un chiffre d’affaires de 410 millions d’euros contre 308 millions en 2010
  • Il y aurait plus de 315 sites e-commerce de vin en France avec un taux de renouvellement de ces acteurs de 6%
  • 10% des consommateurs de vin achètent sur Internet
  • 50% des achats sont réalisés sur des sites de producteurs, 4 achats sur 10 sur des sites de ventes privées
  • 3 à 6 bouteilles est le volume moyen de commande de vin sur internet contre 1 à 2 bouteilles seulement achetées en magasin

Les acteurs :

Le marché de la vente en ligne de vin est aujourd’hui constitué :

  • De producteurs
  • De cavistes en ligne
  • Des sites de ventes privées
  • De multispécialistes (exemple de Cdiscount)
  • D’acteurs de la grande distribution. Ces derniers proposent un service « drive » par lequel il est possible de passer commande en ligne et de retirer le produit magasin

Ce sont les sites de producteurs qui ont enregistré la plus belle hausse de fréquentation en 2012 avec 57% contre 50% pour les sites de ventes privées et seulement 30% pour les cavistes en ligne.
 
 
3. L’e-consommateur français de vin en ligne
 
L’e-consommateur est majoritairement masculin (à 26% contre 14% de femmes).

2/3 d’entre eux ont plus de 36 ans et un revenu mensuel moyen généralement supérieur à 2675 euros.

Un acheteur à la recherche d’information:

80% des français se renseignent avant d’acheter du vin, qu’ils se considèrent comme néophytes (63%) ou non.

La majorité distingue le vin des autres alcools.

En 2012 les français ont utilisé internet comme 4ème source d’information (avec 20%) après :

  • Les conseils de l’entourage
  • Les conseils de cavistes et autres professionnels
  • Les conseils donnés par les producteurs eux-mêmes
  • La presse écrite

Et de bonnes opportunités :

Les français sont à la recherche de bonnes opportunités (à 84%) en matière de vin sur Internet. Ils vont donc préférer réaliser leurs achats sur les sites de ventes privées.

Pour choisir le site sur lequel ils vont passer commande, ils sont très sensibles aux frais de livraison (87%) ainsi qu’aux sécurités de paiement (85%).

A l’écoute des réseaux sociaux:

En 2012, 23% des acheteurs de vin ont consulté avec grand intérêt blogs et forums de professionnels, les blogs amateurs perdant de leur lectorat et de leur crédibilité.

Il y a une forte recherche de contenus dits « immersifs » sur les sites de producteurs : vidéos (66%), échanges avec le producteur (68%).

62% des acheteurs de vin pensent qu’il est nécessaire pour un producteur de posséder un site Web.

Un consommateur connecté à son Smartphone : (Extrait d’une étude conduite par le baromètre Sowine/SS1 2012)

« En 2012, l’accès à l’information en situation de mobilité (tablettes, smartphones) devient primordial pour les consommateurs

  • 18% des possesseurs de smartphones possèdent des applications dédiées au vin et à la gastronomie. Cette statistique monte à 34% chez les grands acheteurs de vin
  • 47% des usagers de sites de producteurs souhaitent pouvoir accéder au site depuis leur téléphone mobile
  • 46% des possesseurs de smartphones souhaitent pouvoir accéder aux informations sur le vin depuis un QR-Code sur la bouteille. Ce chiffre monte à  58% pour les grands consommateurs et 62% pour les grands acheteurs de vin sur internet
  • 76% des répondants affirme avoir confiance dans les applications mobiles dédiées au vin qu’ils utilisent et 27% des possesseurs de smartphones souhaitent avoir la possibilité de commander directement via mobile. Cette statistique monte à 42% pour les grands acheteurs. »

 
 
4. Exemple de la stratégie d’expansion de Vente-privée.com 
 
Le géant de la vente en ligne qui ambitionnait de réaliser un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros en 2012, soit 3 millions de bouteilles vendues, a décidé d’élargir son catalogue à des vins plus accessibles afin de séduire le marché allemand.

En savoir plus : http://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/emmanuel-imbert-emmanuel-imbert-vente-privee-com.shtml
 
 
5. Le lifting du site de Lavinia 
 
Lavinia a présenté très récemment son nouveau site épuré, plus fluide et fonctionnel. En proposant l’option du « click to call », l’enseigne espère ainsi fidéliser grand nombre de consommateurs.
En savoir plus : http://www.winebusinessnews.fr/nouveau-site-internet-lavinia/

* professeur de marketing, responsable de la chaire e-commerce et distribution à BEM (Bordeaux école de management)

 

 

Sources : Avinia-conseil.fr, Sowine.typad.fr, Lavigne-mag.fr. Juillet 2012 – Avril 2013

Auteur : Stéphanie Aubertin

Publié le 10 mai 2013
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ACTUALITÉS marketing communication stratégie digitale stratégie communication réseaux sociaux
Cybélo vous présente les gros titres de l’actualité Web qui ont retenu son attention au cours de ces derniers jours :

 
E-commerce :

  • Problématique de changement de domaine chez Amazon:
    Le géant de la vente en ligne souhaite déposer comme domaine « .amazon » au lieu du « .com » actuel. Il en débouche un conflit d’intérêt entre le site d’e-commerce et la protection du patrimoine culturel de l’Amazonie… la suite
  • Le succès de Flipkart, l’Amazon indien:
    Sachin et Binny Bansal, deux anciens de chez Amazon ont lancé en 2007 depuis Bengalore un site concurrent adapté au marché indien : Flipkart. Les raisons du succès de cette formule locale : des financements lourds, un business model incluant une marketplace, élever les barrières à l’entrée…la suite
  • Les femmes, reines de l’e-commerce :
    Aux Etats-Unis, ce sont aujourd’hui les femmes qui se servent le plus d’internet pour leurs divers achats. Elles représentent 58% des dépenses totales réalisées sur le Web. Outre-Atlantique ce chiffre monte à 85% …la suite
  • Les enjeux du m-commerce en métamorphose :
    Véritable enjeu pour les e-commerçants, le commerce depuis les mobiles est en pleine mutation. Quelques exemples illustrés dans un dossier qui énumère les bonnes initiatives dans le secteur…la suite

 

Tendances marketing :

  • Les français préfèrent encore acheter en magasin:
    Un sondage réalisé par Ipsos en avril dernier révèle que 72% des français préfèrent encore à ce jour faire leurs achats « en magasin ». Ceci est vérifié quelque soit la catégorie de produits. 95% des sondés avouent s’y rendre « presque toujours voire toujours »… la suite
  • Adopter ou non l’application Home de Facebook ?
    L’application Home de Facebook est la première expérience du Facebook Phone. Cependant, son usage semble encore un peu limité et contraignant sur Android… la suite
  • Be améliore la réalité augmentée de son édition digitale:
    Dès aujourd’hui, le magazine propose son édition digitale à réalité augmentée renforcée. Cette amélioration est visible depuis un ordinateur ou un mobile grâce à l’application Be… la suite

 

Communication

  • The Game Parade, la dernière animation chez Vuitton :
    Mise en place depuis 2008, la nouvelle stratégie de communication de ce pionnier du Luxe a pour but de faire découvrir ou redécouvrir ses produits emblématiques et actualités… la suite

 

 

Auteur : Stéphanie Aubertin

Publié le 3 mai 2013
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Burberry digital marketing luxe digital luxe communication marque luxe

Au début des années 2000, Burberry était en perte de croissance, souffrant d’une image vieillissante auprès des jeunes générations.

Avec l’arrivée de Christopher Bailey, vrai visionnaire en matière de numérique, la marque iconique anglaise repense alors sa stratégie : « La vision était d’être la première marque entièrement digitale », et projette de « construire une entreprise sociale » – A. Ahrendts & C. Bailey.

 

1. Rajeunir son image en communiquant sur son ADN

Burberry s’est recentrée sur ce qui a l’origine a bâti son succès, son ADN: sa nationalité (une marque anglaise), un produit emblématique intemporel (le trench) et enfin la notion de luxe démocratique.

L’objectif : séduire les 15-25 ans ses consommateurs de demain.

Cette typologie de consommateurs était complexe : ultra-connectés, ces jeunes maîtrisaient déjà le digital pour communiquer, partager de l’information ou encore acheter online.

Egalement peu fidèles, ils étaient constamment à la recherche de nouvelles tendances.

Burberry a cassé les codes de sa communication pour y intégrer le digital  afin d’être attractif et de créer une relation avec ces derniers.

Via son site internet ou les réseaux sociaux, la marque a instauré une relation d’échange, d’interaction. Elle a ainsi invité sa clientèle à exprimer son opinion sur certains produits par exemple. Cette manœuvre lui a permis de recueillir une foule d’informations qu’elle a pu exploiter par la suite quant à leurs préférences, optimisant ensuite son positionnement (analyse de profils Facebook, de commentaires, nombre de like et autres).

L’utilisation du digital par la marque a également fait renaître les dimensions d’extraordinaire et de rêve associées au nom de Burberry. Ces notions sont essentielles pour un acteur du luxe.

 

2. Intégrer le digital pour créer la relation client

La stratégie de communication mise en place par Christopher Bailey est digitale, sociale et multicanal.

Voici quelques exemples forts de ses réalisations:

Artofthetrench.com, lancé en 2009, est un site social qui propose aux clients de Burberry de donner leur propre vision du trench. Ils sont impliqués, l’expérience est nouvelle. Le site permet également d’être partagé sur un nouveau réseau social : Facebook.

Cette expérience ludique a permis à la marque de relever un grand nombre d’informations sur ses adeptes, mais également de toucher directement la cible qu’elle souhaitait et donc par conséquence de remettre le trench au goût du jour.

En février 2010, Burberry créé l’événement en retransmettant pour la première fois son défilé en 3D. Partout dans le monde, des projections privées ont été retransmises pour permettre aux fans de participer au défilé comme s’ils y étaient.

Première du genre dans le monde de la mode, ce défilé à créé le buzz autour de la marque.

En 2012 : Ouverture du premier Digital Store, « Le Burberry World Live », sur Regent Street à Londres. Cet espace de plus de 2 500 m2 est un temple d’innovations High Tech qui renforce encore plus le lien entre monde digital et physique : Un écran géant retransmet les défilés, 500 enceintes, 100 écrans intégrés. L’espace est futuriste.

Le combat a été mené sur tous les fronts : Page Facebook, « Tweet Défilé », GIFs animés, publicités mettant en scène des groupes de rock branchés, site internet marchand de haute technologie.

Grâce à cette communication universelle (par l’image) et ludique, une clientèle du monde entier a pu se familiariser à l’histoire, aux valeurs et aux produits de Burberry.

Tous les âges ont été séduits.

 

3. Vers un marketing omnicanal

Burberry a également travaillé à réduire la frontière entre ventes réalisées on et off line :

En effet, dans un premier temps la marque a permis à ses clients d’acheter en temps réel lors des défilés la collection depuis leur Ipad. Dans un second temps, elle s’est concentrée à créer un univers cohérent entre boutiques physiques et on-line, par exemple en accentuant la présence en points de vente d’outils numériques.

Burberry va encore plus loin en lançant le Runway made to order:

  • Ce nouveau service Burberry de fabrication à la commande propose des pièces d’extérieures et des sacs personnalisables via des plaques nominatives gravées. Au contact d’un appareil à écran tactile et de la technologie RFID, les clientes pourront découvrir sur leur commande personnalisée une expérience vidéo unique retraçant sa production artisanale – depuis les croquis originaux au défilé, en passant par la fabrication et la personnalisation.
  • Cette expérience de personnalisation a été également transposée sur les grands miroirs (se changeant instantanément en écran) du flagship du 121 Regent Street.

A ce jour la marque maitrise sa communication digitale en ayant toujours un temps d’avance. Elle possède près de 45 millions de fans sur Facebook, est suivie par plus d’1,7 millions d’abonnés sur Twitter et réalise une grande partie de ses ventes en e-commerce.

Ceci est le résultat de trois années où 60% de son budget marketing a été investit sur le digital.

Le pari est donc réussi, la marque aujourd’hui est définie comme « branchée, sexy, jeune ».

Pour finir, voici la vision de Nathalie Gross sur Burberry, PDG d’Amaze (Agence en Marketing Digital):

  • « My favourite campaign (digital led proposition) right now is from Burberry — We’re starting to see flagship stores pop up for brands that give a hint at the future retail environment that truly delivers seamless online/offline integration and use the best of the high street in terms of showcase, service and social and utilising online for browsing, choice and transaction. Burberry is a great example of this. I love the way they refer to digital as the one true global “mother tongue” and that if you’re not speaking it then you’re not speaking to your customers. »

 

Sources : Docnews.fr, E-marketing.fr, Slideshare.net, Webandluxe.com, Mashable.com – 2010 à 2013

Auteur : Stéphanie Aubertin

Publié le 19 avril 2013
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Nous avons commencé le mois dernier à vous évoquer les nouvelles tendances numériques spécifiques au secteur du voyage en citant l’exemple de l’ouverture des « e-boutiques » du Club Med (cf article su 19 février 2012, cliquez sur le lien).

Nous avons décidé de faire un focus plus détaillé sur l’e-tourisme en raison de la place considérable que tient ce secteur dans le chiffre d’affaires mondial réalisé en ligne.

En effet, d’après les chiffres de 2012 publiés par la FEVAD, l’e-tourisme a généré l’année dernière près de 850 milliards d’euros dans le monde, dont 17 milliards d’euros uniquement enregistrés pour la France.

De quoi s’y intéresser de plus près !

 

1. L’e-tourisme, un secteur en pleine croissance – Les chiffres clés de 2012:

  • 7% : Croissance du secteur du tourisme en ligne en 2012. Le Guide du Web ambitionne une tendance continue pour 2013 avec un chiffre en hausse à 9%.
  •  56% : Nombre des internautes qui ont effectués des achats de produits ou de services liés au tourisme sur internet
  • 33% : Part de l’e-tourisme en France dans le volume d’affaires global de l’e-commerce
  • 50% des français sont partis en vacances l’année dernière. 84% d’entre eux ont préparé ou réservé leur séjour en ligne

 

2. Comment l’internaute réserve-t-il son séjour ?

A. L’internaute va procéder à la réservation en ligne de son séjour en deux temps :

  • 1ère étape : Il cherche des informations, compare les prix. Il est à la recherche du meilleur rapport qualité/prix sous la condition primordiale que le voyage se rapproche au plus près de ses souhaits. Ce critère arrive bien devant le critère prix, et est d’autant plus important pour séduire une clientèle américain
  • 2nde étape : il réserve

 

B. L’importance d’être visible sur toutes les technologies:

Lorsque vous concevrez votre site internet, veuillez prendre en compte que l’utilisateur va consulter son ordinateur, son Smartphone ou encore sa tablette en fonction de son stade de recherche et de sa position géographique. Son action sera ciblée.

Votre présence optimisée pour chacun des outils, par un développement en responsive design, vous est donc conseillée.

Quelles sont les différences d’utilisation faites pour réserver un voyage en ligne depuis les Smartphones et les tablettes?

Smartphones :

  • Ils servent à trouver et contacter un commerce. Cette démarche est surtout vérifiée à échelle locale et pour une demande immédiate (dans l’heure ou la journée)
  • A 68% ils sont utilisés hors du domicile

Tablettes :

  • L’internaute l’emploie pour faire ses recherches, procède à des comparaisons de prix et consulte les avis des voyageurs
  • A 72% les utilisateurs se trouvent chez eux lorsqu’ils étudient leur voyage

 

C. La fin des tours opérateurs ?

1 utilisateur sur 2 préfère se rendre sur ses applications ou sites favoris (46%), sur des sites qu’il a déjà visités (49%), plutôt que d’utiliser un moteur de recherche (15%). De quoi vous donner envie de soigner votre site !

 

D. Communiquez sur les réseaux sociaux !

La présence sur les réseaux sociaux est nécessaire. Elle permet de communiquer d’autres informations que vos offres commerciales. Vous pouvez en effet diffuser des images de vos établissements, de vos animations. Facebook permet également aux voyageurs d’échanger leurs avis avec des intéressés. Tout ceci suscite l’envie sur la toile.

N’oubliez pas que rêve et partage d’expérience sont des facteurs clés dans le commerce du tourisme ! En 2012, l’utilisation des réseaux sociaux a été de 12%. Ce chiffre est prévu en nette hausse pour 2013.

Voici une infographie réalisée par Thomas Cook sur les bénéfices des réseaux sociaux dans le secteur du voyage :

(Lien : https://www.salon-etourisme.com/wordpress/2013/01/les-reseaux-sociaux-dans-le-voyage/)

bandeau tourisme marketing voyage

3. Pour résumer, quelques conseils pour bien concevoir votre site :

  • Pensez responsive design
  • Optez pour un référencement géolocalisé  afin de capter des touristes qui sont sur place et réservent via leur mobile
  • Personnalisez votre offre afin de séduire au maximum
  • Soyez connectés aux réseaux sociaux
  • Soyez joignable facilement ! Les intentions d’achats sont vouées à se concrétiser dans l’heure (à 33%) ou dans la journée. 46% des recherches se concrétisent en achat.

Enfin, envolez-vous virtuellement vers les 15 destinations les plus en vogue selon le Journal Du Net, parmi lesquelles  la Birmanie, la Corée du Sud, Providentiales… : http://www.journaldunet.com/patrimoine/art-de-vivre/voyage-les-tendances-2012/

 
Sources : Journaldunet.com, salon-etourisme.com, Fivetrip.com, Fevad.com – Mai 2012 à mars 2013

Auteur : Stéphanie Aubertin

Publié le 12 avril 2013
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Entrepreneuse et créative, Virginie Carpentier a fondé une première entreprise avant de lancer une marque de bijouterie fine à son nom en 2006.

Elle est aujourd’hui distribuée dans dix-sept points de vente à Paris et en Province ainsi que sur des sites marchands reconnus tels que Brandalley.

Rencontre avec cette business woman qui a pour projet d’ouvrir prochainement sa première boutique, convaincue qu’aujourd’hui commerce et e-commerce sont extrêmement liées.

 

SA:  » Au début de votre activité, comment avez-vous développé votre site internet ? Cela représentait-il un fort investissement? »

 VC: J’avais fait appel à une petite agence spécialisée dans le web. En mai 2008, la création d’un site internet de présentation m’était donc nécessaire pour augmenter ma crédibilité auprès des acheteurs boutiques et bureaux d’achats, tout en représentant un lourd investissement à l’échelle de mon budget.

La Chambre des Métiers des Hauts de Seine m’a aidée en me faisant bénéficier d’une subvention à hauteur de 50% du financement. J’ai ainsi pu développer mon site.

La seconde étape a ensuite été de transformer mon site en un site marchand B2B et B2C en juin 2011.

Je suis en constante réflexion sur les améliorations à apporter à ma présence sur internet. Ma priorité pour les prochains mois est de  développer le B2C, les boutiques n’ont pas encore acquis le réflexe pour effectuer leur réassort.

bijoux femme

 

SA: L’ouverture de votre e-boutique a-t-elle été un accélérateur pour vos ventes?

VC: Oui, mais cela est corrélé aux actions effectuées par un bureau de presse avec lequel je travaille depuis mes débuts. En effet, j’ai pu observer que le trafic sur mon site marchand ainsi que le volume de mes ventes augmentent après chaque parution dans un magazine.

En général les internautes prennent du temps avant de passer leur commande. Ils découvrent la collection lors d’une première visite, reviennent sur le site plusieurs fois avant d’acheter le produit. Bien souvent ils m’envoient un e-mail me demandant des informations sur les bijoux : ils veulent s’assurer de la qualité. Ils n’ont pas encore vraiment confiance dans l’achat sur internet. Certains m’ont également dit qu’ils iraient toucher et essayer le produit sur mes points de distribution avant de passer à l’acte d’achat.

Les tarifs de mes créations sont identiques en boutique et en ligne. Je ne casse pas les prix sur mon site de vente en ligne. Dans l’ensemble ce sont des bijoux d’environ 100 euros qui sont achetés. Mon chiffre d’affaires mensuel est variable et tend à se stabiliser à la hausse, toujours grâce au retour des actions réalisées par mon bureau de presse.

Depuis peu, je commence à avoir une clientèle « régulière ».

 

SA: Etes vous satisfaites de vos outils web ?

VC: Moyennement. Ils vieillissent très vite. Comme je vous le disais tout à l’heure, je suis en train de travailler sur une nouvelle version qui intègrerait site vitrine et marchand.

Mais chaque modification engendre un coût supplémentaire.

Je n’ai pas le temps de mettre en place des opérations commerciales ou des campagnes e-marketing qui seraient génératrices de plus de ventes. Je manque de temps m’occupant moi même de l’administration de mon site. J’aurais besoin d’une personne pour me seconder. Je réfléchi à engager une personne qui aurait de réelles compétences dans le développement web et qui m’aiderait également sur la logistique.

Dans le futur, je souhaite me consacrer plus amplement à la stratégie commerciale ainsi qu’au développement de mes créations. J’ai beaucoup d’idées pour mon site : la création de supports vidéos entre autres mais je n’ai malheureusement pas le temps de tout faire !

communication bijoux

SA: Vos sites sont-ils optimisés de sorte à être référencée sur les moteurs de recherche ?

VC: Pas encore, pour cette partie aussi je manque de temps et d’informations sur le sujet.

J’ai opté pour des opérations de co-branding à long terme avec de grands sites tels que Brandalley.fr, Bozea.com, Bijouprive.com et Laredoute.fr en France. Ces actions me permettent de remonter sur Google petit à petit.

Je serai également présente sur le marché japonais dès le mois prochain, sur un site local de référence.

Mais cela ne me paraît pas suffisant en terme de trafic. Je suis à 1200 visites de mon site par mois, j’aimerais augmenter ce chiffre.

 

SA: A qui confiriez-vous votre marketing et votre communication si vous décidiez de vous en décharger?

VC: A une personne qui aurait plusieurs casquettes, capable de s’occuper de la gestion de mon site internet tout en me déchargeant de la logistique. Cette personne devrait également avoir de bonnes connaissances dans les pratiques des réseaux sociaux. Je souhaite communiquer plus amplement sur ces derniers.

Une agence spécialisée dans le domaine pourrait m’intéresser en raison de leurs compétences globales, du développement d’un site au community management. Ce sont les honoraires qui me freinent, étant souvent trop élevées. Je me méfie également de la qualité de leurs prestations. Beaucoup de sites construits par des agences sont formatés, au design standard. Je souhaite conserver mon univers, à la fois dans mon identité visuelle et dans le ton de mes textes descriptifs.

Le bouche à oreille pourrait être rassurant dans le choix d’un partenaire.

bague or argent

 

SA: De quelle aide auriez-vous aujourd’hui besoin pour vous développer selon vos souhaits ?

VC: De financements mais également de compétences.

En effet, j’ai pour projet d’ouvrir dans les prochains mois ma première boutique. Elle serait un écrin, une sorte d’ambassade de la marque. Le lancement de la seconde version du site internet, boutique jumelle online, serait coordonné.

L’objectif par la suite est de lier les actions en boutique et en ligne dans ma stratégie commerciale notamment par l’utilisation de Facebook: lancements de produits, cocktails événementiels.

J’ai également pour stratégie de ne faire sentir aucune pression d’achat à ma clientèle en boutique. Elle aurait le loisir de découvrir et d’essayer les collections. L’achat viendrait dans un second temps, sur place ou sur le site marchand. J’ai la conviction que cela séduirait et fidéliserait ainsi mes clients et seraient le meilleur argument pour vendre. »

 

Retrouvez Virginie Carpentier : www.virginiecarpentier.fr

Publié le 2 avril 2013
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